Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 

LA CHASTETÉ DES FIANCÉS : MYTHE OU MERVEILLE ?

Témoignage d'une fiancée catho, peu incline à cette chasteté a priori, car elle avait perdu ses repères après le bac,  et était tombée dans la prostitution pour arrondir ses fins de mois. Elle a aussi été plusieurs fois victime de viols.

Mon Père, 

            Avant de partir, je vous ai dit ma joie de notre chasteté de fiancés, et c'est le sujet de ce mail.

            Même quand nous avons commencé à parler sérieusement de notre avenir de couple, je n'étais pas prête à voir l'importance de l'abstinence, je la considérais désuète et j'étais résignée puisque nous l'avions déjà fait, pourquoi arrêter, c'était "trop tard". Ma petite conscience morale me chuchotait quand même que ce n'était pas comme ça qu'il fallait faire les choses, mais je préférais ne pas trop l'écouter, tant pis pour moi, je ne vivrais jamais ça, l'attente pour un seul homme, pour mon homme. C'est réellement quand la demande de mariage a été faite que j'ai eu l'électrochoc ! Je voulais être pure pour lui, belle, et blanche, comme ma robe du mariage ! Je ne voulais pas d'un mensonge, d'une fête du paraître, faire semblant ; je voulais le vivre ce rêve de princesse et de don absolu, je voulais être dans ma robe blanche non seulement parce que c'est joli, mais pour ce qu'elle représente ! et j'ai alors réalisé : Qu'est-ce que je pourrais lui offrir si je lui donne déjà tout ? Quel cadeau puis-je lui faire que lui seul aura ? Qu'est-ce qui le rendra unique à mes yeux et comment serai-je unique aux siens ? Qu'est-ce qui rend notre amour si différent de ce qu'on a vécu ? Et je ne voulais pas vivre dans le regret de ne pas avoir fait les choses correctement, je savais que notre union d'époux serait ternie sans cette attente, et que notre vie de couple en pâtirait. Et ça, c'est essentiel : vivre cette sensation de réparation du passé, je n'en ai aucune honte, et aucune honte à revendiquer notre chasteté. Ce n'est pas vieillot ! Ce n'est pas cucu ! C'est courageux et les gens en sont surpris, s’interrogent, nous interrogent, et dans ce monde où le corps est abîmé, exhibé, objet, il est temps de faire de notre corps un témoin de l'Amour (et pour rassurer les plus craintifs, non les gens ne se moquent pas, non ce n'est pas une honte si NOUS n'en avons pas honte, s'ils nous voient le visage joyeux de dire combien c'est beau de se préserver pour l'autre, que c'est un cadeau rare et un challenge !)

            La sexualité avant le mariage est, il faut le reconnaître, assez tabou : soit on n'ose pas aborder la question, soit on ne croit pas en l'abstinence, ou bien on entretient une illusion. Quoi qu'il en soit, il est plus que rare que certains vivent l'abstinence complète avant le mariage (cathos compris) et il est aussi assez délicat de parler des 'rechutes' durant les fiançailles. Très honnêtement, je ne savais pas comment je vivrai les choses, j'avais le sentiment que ça pouvait être "bien" d'être chastes, mais je n'en percevais pas l'enjeu, et personne ne m'en avait parlé. Non, personne. De tous les couples mariés que je connais, jeunes ou moins jeunes d'ailleurs, de tous les enseignements religieux, aucun n'a su me dire de façon enthousiaste que c'était beau de se préserver. (Vous allez sauter au plafond en me disant que je n'ai pas bien écouté alors...) alors certes on nous répète que c'est important, que c'est la volonté de Dieu, que ça fausse le discernement.... Oui, d'accord, mais on l'entend depuis toujours, et très honnêtement, ça n'a plus trop d'impact. On le vit comme un fait, comme une obligation, comme un devoir pénible. Mais, par contre je n'ai jamais entendu dire que c'était source de joie, d'épanouissement, et pardon, mais que c'était même sensuel (dans un beau sens) d'être chastes, et que l'amour en était vainqueur. Je n'ai pas trouvé de couples qui étaient ensemble éblouis de cette chance de retrouver une pudeur innocente et fragile.

            Et pourtant…je puis dire ô combien c'est un don merveilleux ! Et quelle joie, quel bonheur ! Pour avoir eu mon corps blessé, pour avoir connu mon intimité parfois bafouée, et pour avoir connu une intimité avec xxx, je peux affirmer combien il est doux d'être chaste. Combien cette attente nous rend heureux, combien nous nous sentons lavés. Je n'ai jamais ressenti de toute ma vie autant de respect de la part d'un homme. Il ne me dit rien à ce propos, mais ce choix, ce respect de chasteté, ensemble, est la plus grande marque de respect que j'ai ressenti en tant que femme. Vous savez, je suis tellement amoureuse... mais pas seulement. Il me rend fière. Fière de moi, car il me permet de vivre une chasteté vraie et de combattre mes faiblesses, je ne me suis jamais autant sentie en contrôle de mes pulsions, je me redécouvre ! Et fière de lui, de sa constance, de son soutien et de sa volonté qui ne faiblit pas. Il est mon pilier.

            Alors, mon Père, je vous en prie, dites aux fiancés que c'est une aventure géniale, que c'est drôle, que c'est doux et que c'est un puits infini de tendresse que d'être chaste. Parce qu'attendre quelques petits mois, ce n'est rien comparé à une vie ensemble, que cette attente nous rend fervents, fiévreux aussi, et complices. Et que lorsqu'on est avec la bonne personne... la chasteté n'est plus un poids, elle n'est plus un enjeu impossible, elle n'est plus un devoir pénible, elle nous élève, nous unit, nous donne l'intimité du cœur avec l'autre...  

            Je suis épanouie, une fiancée chaste et comblée. 

            Je suis heureuse !

Contrairement à une idée répandue, l’Église n’hésite pas à aborder la sexualité, dont elle défend une vision intégrale.

L’idée est tenace : l’Église et le sexe ne feraient pas bon ménage. La preuve ? Même les catholiques pratiquants le disent ! En France, ils seraient 77 % à souhaiter que l’Église autorise la contraception, et 75 % à désirer qu’elle prenne position en faveur du préservatif (1). Un rapide coup d’œil sur la position du Magistère en la matière suffirait d’ailleurs, paraît-il, pour comprendre tout le mal que l’Église pense de la sexualité. Résumons : ou bien le sexe est interdit – hors mariage, aux prêtres, aux religieuses et aux religieux, tous obligés à la continence –, ou bien il est ultra-réglementé : les relations sexuelles devant être exclusivement destinées à la procréation, les couples mariés ont interdiction d’avoir recours à des moyens contraceptifs et sont invités à vivre la chasteté dans le mariage. Une doctrine stricte, dans la logique du culte voué par l’Église à la virginité, perçue comme un symbole de pureté. Et qui, par voie de conséquence, renvoie la sexualité dans la sphère du péché. « En matière sexuelle, il n’y a pas de faute légère », peut-on lire dans un manuel de confesseurs du XIXe siècle.

Pour beaucoup de non-croyants et même de croyants, il est incompréhensible que l’Église se prononce sur des questions de morale. À leurs yeux, cette parole, notamment quand elle touche la sexualité, viole la liberté individuelle. Qu’en est-il ?

Mgr Michel Aupetit, ancien médecin, actuel vicaire général à Paris, est l'auteur de Contraception : la réponse de l’Église. Selon lui, la position de l'Église est sous-tendue par une vision globale de l'homme, du couple et même de la nature, qui répond à leur vérité profonde et respecte leur rythme physiologique.

Mon ami et moi sommes étudiants, et lorsqu'il vient me retrouver dans ma chambre pour discuter, nos gestes d'affections tournent à l'intimité, alors que ce n'est pas ce que nous souhaitons. Que faire ?

La sexualité est une bonne chose. Le tout est de la vivre en accord avec nous-mêmes.

Petite histoire pour réfléchir :

Jeudi 9 octobre 2014, à la demande du secrétariat du synode de la famille, Olivier et Xristilla Roussy, ont ouvert l’après-midi de travail des  pères synodaux. Il leur avait été demandé un témoignage sur l’ouverture à la vie et la responsabilité éducative. Un défi quand on sait que leur intervention devait durer moins de 4 minutes !

Pourquoi faudrait-il toujours envisager la sexualité dans son rapport avec la procréation ? N’est-ce pas un excès de la pensée chrétienne un tant soit peu « procréative » ? Si l’Église reconnaît bien deux finalités à l’union conjugale, tout à la fois ordonné à la « communion des époux » et à la « transmission de la vie », pourquoi ne pas reconnaître légitime l’exercice de la sexualité pour le seul « bien des conjoints » ? Après tout, n’est-il pas important de consolider l’amour mutuel pour mieux assumer les tâches éducatives ?

Extrait du livre "Bonne nouvelle sur le sexe et le mariage" de Christopher West, que nous vous recommandons vivement !

 

Vous vous souvenez peut-être de votre curé ou de votre maman traçant une ligne sur l’échelle des expressions physiques de l’amour et vous disant : « si tu franchis cette ligne, tu pêches ». Loin de moi la nécessité de telles « lignes » physiques, mais souvent elles ne rendent pas justices à la complexité de notre cœur humain.

C’est dans notre cœur que nous faisons l’expérience du combat entre amour et concupiscence. C’est là que nous décidons quelle force en nous influencera nos actions. Donc, avant de tracer une ligne à ne pas franchir sur l’échelle des gestes physiques de l’amour, il faut la tracer dans notre cœur. Cette ligne s’applique à tout le monde, dans toute situation et dans toute relation amoureuse, que l’on soit marié, fiancé ou que l’on fréquente quelqu’un.

[…]

Les manifestations physiques d’affection, où qu’elles se situent sur l’échelle –se tenir la main, s’embrasser ou avoir des relations sexuelles – sont censés être des signes extérieurs exprimant d’authentiques réalités intérieures. Lorsque les signes extérieurs expriment d’authentiques réalités intérieurs, on goûte une satisfaction physique et émotionnelle correspondante, allant du tendre réconfort de se tenir la main à l’intensité explosive de l’orgasme dans l’union charnelle.

Ces joies sont données par Dieu, elles figurent au nombre des joies promises par le Christ lorsqu’il nous appelle à aimer comme il nous aime, pour que sa joie soit en nous et que notre joie soit complète (Jn 15,11). Ainsi, ceux qui aiment comme le Christ aime et qui expriment cet amour par une manifestation d’affection appropriée à l’état de leur relation, doivent recevoir comme un don de Dieu la joie qui jaillit de cette expression.

A l’inverse, nous franchissons la ligne dans notre cœur lorsque nous recherchons cette satisfaction physique et émotionnelle comme une fin en soin lorsque nous traitons l’autre non pas comme une personne créée pour son propre bien mais comme un moyen pour parvenir à nos fins égoïstes. Cela arrive bien trop facilement, même quand nous ne franchissons pas al ligne sur l’échelle des gestes physiques.

Par exemple, des époux ne franchissent pas la ligne rouge lorsqu’ils s’unissent sexuellement. C’est un geste approprié à leur relation. Mais s’ils ont une relation sexuelle uniquement parce que « cela fait du bien » et non parce que chacun veut dire à l’autre ce que signifie l’union charnelle (« Je me donne à toi librement, totalement, fidèlement, et oui, je suis ouvert aux enfants »), ils ont franchi la ligne rouge dans leur cœur.

 

N’existe-t-il pas quand même des limites physiques à ne pas franchir ?

 

Si mais essayer de les poser ne doit pas être une excuse pour ne pas mener le combat dans notre cœur. Compter uniquement sur des limites extérieures est une solution de facilité qui conduit à esquiver ce combat. A l’inverse, si nous menons ce combat intérieur honnêtement et courageusement, notre cœur saura quelle ligne ne pas franchir et il refusera de la franchir, pour notre bien et celui de la personne aimée.

Ceci étant dit, voici quelques propositions de « limites » physiques. Je vous les donne uniquement comme un moyen pour vous aider à évaluer honnêtement ce qui habite votre cœur.

Un exemple évident de ligne à ne pas franchir pour un couple non marié, c’est la relation charnelle. Si deux personnes affirment que, après avoir sondé leur cœur avec honnêteté et courage, elles ont conclu qu’elles pouvaient avoir des relations sexuelles pour exprimer authentiquement leur relation, elles se dupent elles-mêmes. Certes, elles peuvent connaître quelque chose de l’amour dans l’union charnelle, car même dans nos expressions déformées de l’amour il reste toujours un écho de sa vérité. Mais il est faux de dire que l’acte en lui-même est un acte d’amour. En réalité il n’est qu’un acte utilitaire.

De la même manière, pour un homme et une femme non mariés, les gestes physiques qui visent à provoquer l’excitation en vue de l’union (caresses des parties génitales, des seins, mais aussi certains baisers prolongés) ne sont pas des expressions d’affection appropriées. Lorsqu’il est moralement impossible de s’unir, ce n’est pas faire preuve d’amour que d’exciter l’autre au point de susciter en lui l’envie irrésistible de l’union sexuelle. S’il faut fixer des limites physiques pour garder son cœur dans la rectitude, voici ce que nous pouvons dire : si dans un couple non marié l’homme ou la femme est amené à la limite de l’orgasme, a atteint l’orgasme ou est excité au point d’être tenté de se masturber, ce couple a déjà franchi « la ligne rouge » il y a un bon moment et a sérieusement besoin d’examiner son cœur et ses motivations.

Comme le dit le proverbe, il est stupide – entendez : mauvais, peu attentionné, inapproprié – de démarrer le moteur si vous ne savez pas conduire la voiture. Or quelqu’un qui a atteint l’orgasme ou est tenté de se masturber n’a pas seulement démarré le moteur : il l’a fait tourner un bon moment déjà…

Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas d’adapter notre comportement à un code moral arbitraire, mais de transformer notre cœur en profondeur. L’enjeu, c’est que notre cœur « n’aime » plus comme le monde « aime », mais comme le Christ aime. Derrière toutes nos expressions sexuelles déformées, nous recherchons quelque chose d’authentique. Nous recherchons l’amour, la proximité physique, l’intimité, la joie et le plaisir – en un mot : le bonheur.

Et pourtant, combien peuvent témoigner – moi y compris – du vide, de la culpabilité, de l’isolement et du désespoir qui suivent une expérience sexuelle illicite ? Combien échouent à trouver ce qu’ils recherchent vraiment ? Notre quête du bonheur sera vaine tant que nous n’aurons pas réalisé que ce que nous recherchons ne se trouve qu’en Celui qui nous a créé ?

[…]

La plus simple manifestation de tendresse – un regard, une caresse ou un doux baiser – donne alors plus de joie et d’épanouissement que la plus intense des « rencontres » sexuelles illicites. Pourquoi ? Parce qu’elle est authentique. Elle est réelle. Elle est honnête. Elle exprime la vérité, elle est appropriée au stade où nous en sommes de la relation. Elle ne cherche pas à obtenir quelque chose : elle cherche à donner et à manifester. Elle ne s’intéresse pas à sa satisfaction personnelle. Elle se contente d’aimer l’autre pour lui-même et à recevoir le même amour en retour.

Dévaluée ou surévaluée, la virginité perd son sens. Bien plus qu’un moment de la vie ou l’apanage des consacrés, elle concerne chacun, y compris ceux qui l’ont perdue. Mais est-elle vraiment perdue ?

 

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