Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 

« Je ne suis pas sure que ce que nous vivons lors des périodes d’abstinence soit au service de notre amour conjugal ? » Bonne question ! Que l’on soit dans le « trop » ou dans le « pas assez », il est légitime pour des époux chrétiens de se poser en conscience la question. Car, si la maitrise de soi est au service de la régulation des naissances, elle n’est pas toujours vécue au service de la croissance de l’amour ! Il a des « maitrises positives » et des « maitrises négatives »…

On peut se servir de l’abstinence pour se refuser à son conjoint, dans le but d’être tranquille, ou de le punir. On peut le faire souffrir pour se venger, pour l’obliger à changer. On peut aussi élargir de façon excessive les périodes de jeûnes sexuels pour éviter de travailler ses peurs, son manque de désir, son mépris caché du corps et du plaisir. On peut encore s’installer dans l’abstinence par légalisme, avec très bonne conscience par rapport à l’enseignement de l’Eglise, mais refuser de regarder en face les dysfonctionnements de la relation, en prenant sa propre part de responsabilité.

On peut à l’inverse rechercher, pendant les périodes d’abstinence, à prendre le maximum de plaisir « autorisé sans aller jusqu’à l’orgasme. Mais, ou bien on franchit la « limite », bien sûr involontairement, ou bien on crée une tension nerveuse, liée à la frustration d’une excitation génitale non aboutie.

La réponse sera propre à chaque couple, à la lumière de l’Esprit Saint : comment exprimer, de façon juste, intelligente, chaste et saine, son amour conjugal pendant les périodes d’abstinence ? En ordonnant la maitrise sexuelle à la croissance de la charité, et en créant une intimité charnelle essentiellement oblative et non possessive. Un beau programme non ?

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